Ce qu’il s’est passé du 10 au 16 janvier 1976

Ce qu'il s'est passé du 10 au 16 janvier 1976A priori, il n’y a rien d’extraordinaire à construire un nouveau bâtiment sur de solides fondations. Mais ce qui attire l’attention quand on découvre le chantier du nouveau commissariat de police, à deux pas de l’hôtel des impôts, dans le quartier de la Pavigne, ce sont bel et bien d’impressionnantes fondations, un agrégat de grosses roches, d’énormes galets et de ciment. Il ne s’agit pas là des bases de la nouvelle construction mais des vestiges des cuves jadis utilisées par les mégissiers installés en nombre dans ce quartier. La présence de ces blocs qui ont résisté à l’érosion des produits utilisés par les tanneurs d’autrefois, qui ont résisté au temps, n’est pas sans poser de sérieux problèmes aux ouvriers chargés de préparer le terrain. Le marteau-piqueur arrive difficilement à entailler ces ouvrages. Autre surprise désagréable, la présence de nombreuses sources d’eau qui réclament la mise en place de gros drains. Mais les entreprises qui conduisent les travaux possèdent parfaitement toutes les techniques qui permettent de résoudre ces problèmes. Sauf contre-temps, ce nouveau commissariat de police qui couvrira une surface de 1000 mètres carrés et abritera une trentaine de bureaux sera opérationnel à la fin du mois de janvier 1977.

S’il est des organismes modestes dont on ne parle que rarement, la consultation des nourrissons, oeuvre municipale, en est une. Et pourtant, quels services sont rendus ! L’une d’elles fonctionne à la Monnaie tous les jeudis de 14h30 à 15h avec le docteur Chastan, l’autre dans les vieux locaux de la rue Saint-Just avec le docteur Thomas. Mlle Aymard, assistante sociale, assume la direction de cette oeuvre. C’est ainsi que chaque semaine, une soixantaine de nourrissons sont examinés, pesés et surveillés à la Monnaie et une vingtaine rue Saint-Just. On y pratique aussi la vaccination contre la variole et tous ces soins sont naturellement entièrement gratuits. De temps en temps, pour récompenser les mamans de leur assiduité, on leur remet un petit objet de layette tricoté par des amies de l’oeuvre.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2016/01/10/le-commissariat-de-police-sort-de-terre

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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