Par 11 décembre 2016 0 Commentaire Lire →

Ce qu’il s’est passé du 11 au 17 décembre 1976

La boutique de Marcel Monteyremard, coiffeur rue Saint-Nicolas depuis 1951, est modeste mais l’accueil est très chaleureux. Il parle de son métier avec l’enthousiasme et la sincérité de ceux qui aiment leur travail même si celui-ci se poursuit depuis plus de quarante ans. Être coiffeur a toujours été son désir et son but. Un désir qui naquit sur sa terre natale de Saint-Donat, qui s’affirma par un apprentissage consciencieux chez Sifflet, rue Jacquemart, et chez Barrachant, à Montélimar. Et depuis vingt-cinq ans, son salon est ouvert dans le plus vieux quartier de Romans. “A mes débuts ici, en dehors des habituelles coupes de cheveux, j’avais le privilège de faire des barbes, si bien que j’avais des abonnés qui se faisaient faire une coupe de cheveux par mois et deux à trois barbes par semaine”, explique-t-il. Maintenant, il ne rase pratiquement plus sauf quelques clients de passage et nous apprend que le rasoir n’est pas un instrument dangereux à condition de bien savoir s’en servir. “Il est prouvé qu’on peut faire passer un escargot sur la lame d’un rasoir sans le mutiler”, dit-il pour appuyer sa réflexion.

Les activités de l’Amicale Laïque sont nombreuses et l’une des dernières nées, la section de tir, n’a pas encore obtenu le succès souhaité. Les responsables, MM. Vincent et Descombes, n’ont pourtant pas ménagé leurs efforts. En effet, salle Pouchelon, un pas de tir très bien installé attend les sportifs qui, pour une inscription de cinquante francs, peuvent se détendre toute l’année dans une ambiance très agréable. Il s’agit de tir de précision sur cible et les armes sont prêtées par l’Amicale. Seules les munitions sont à la charge des participants mais avec huit francs, vous pourrez tirer trois cent fois. Les jeunes devraient donc être intéressés par ce sport qu’ils peuvent pratiquer à partir de treize ans et connaître ainsi la joie de se dominer au cours de rencontres amicales où le vainqueur est souvent celui qui a pu maîtriser ses nerfs.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2016/12/11/on-rase-encore-chez-monteyremard

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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