Ce qu’il s’est passé du 12 au 18 mars 1977

Quelques jours après la mort de Pierre Didier, survenue en pleine campagne électorale, les romanais ont finalement été logiques avec eux-mêmes. Depuis plus de vingt ans, la seconde ville de la Drôme cultivait un singulier paradoxe, celui de confier la gestion des affaires locales à des hommes représentants les divers courants politiques de la majorité gouvernementale tout en réagissant, au niveau de la rue, comme une cité ouvrière et revendicative, une localité au climat social agité. Après avoir élu deux conseillers généraux et un député de gauche, Romans a achevé son virage politique en confiant la mairie à une équipe de gauche. En fait, la victoire de Georges Fillioud et de sa liste “Romans Demain” composée de vingt-et-un socialistes et de dix communistes était largement pronostiquée. La surprise est néanmoins venue de l’ampleur de la victoire. Trois éléments peuvent sans doute expliquer ce résultat : la poussée de la gauche et notamment du Parti Socialiste au niveau national, le décès de Pierre Didier qui a peut-être incité les romanais à tourner la page, et l’extrême politisation de ces élections municipales qui a provoqué un taux de participation plus élevé que celui des consultations précédentes.

L’élégant parc de la villa Marguerite abritera bientôt la nouvelle consultation des nourrissons. Le bâtiment en construction depuis plusieurs semaines est pratiquement achevé. Il abritera non seulement la consultation des nourrissons mais aussi la conciergerie de la maison des sports. Si l’on ajoute qu’une halte garderie a été prévue dans ce parc, c’est un ensemble de services très complet que pourront bientôt apprécier de nombreuses familles romanaises ainsi que les adhérents des différentes associations sportives locales. Laissés à l’abandon pendant de très nombreuses années, la villa Marguerite et son joli parc ont trouvé la plus heureuse et la plus utile des destinations.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2017/03/12/ce-sera-georges-fillioud

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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