Ce qu’il s’est passé du 16 au 22 août 1975

Ce qu'il s'est passé du 16 au 22 août 1975A Bourg-de-Péage, la transformation du Foyer Raphaelle Lupis va bon train. Comme prévu, une salle au premier étage favorisera la lecture, les jeux et toutes autres agréables réunions. Les travaux semblent respecter le planning puisqu’en octobre prochain, s’ouvrira au rez-de-chaussée le restaurant avec la présence journalière des usagers. On pourra accéder au jardinet par de larges ouvertures et, avec les établissements proches des Minimes, la cité péageoise sera parfaitement équipée pour continuer son action dans le domaine social.

Une rapide enquête auprès de ceux qui ont directement à faire au tourisme éventuel, hôteliers, restaurateurs, pompistes, buralistes, cafetiers, semble révéler que si Romans n’a pas été à l’écart de la progression de ce secteur économique, les commerçants et par conséquent, la ville elle-même, n’en ont tiré aucun profit. Constatation générale : le touriste passe mais il s’arrête rarement. Pompiste à la station Dorcier, cours Bonnevaux (aujourd’hui cours Pierre Didier), M. Pachot reconnaît avoir eu beaucoup de clients étrangers. “Des gens qui ne s’arrêtent pas chez nous, ils filent sur le Vercors”, affirme-t-il. Mme Palle qui gère avec son époux l’hôtel Terminus, face à la gare, a beaucoup travaillé, principalement avec des allemands, des suisses et des belges. “Heureusement qu’il y a eu le festival de Saint-Donat, nous avons non seulement logé les musiciens qui y participaient mais également des gens venus les écouter”, relativise-t-elle. Au Royal, un café bien placé au centre de la ville, M. Gandon constate que la ville manque d’animation. “En vérité, ce qui manque chez nous pour retenir les touristes, c’est une certaine animation. Franchement, que peut-on faire à Romans en vacances ? Il faudrait proposer un bon programme de festivités”, regrette-t-il. Enfin, Mme Pelizzari qui tient le bureau de tabac Le Flash, place Ernest Gailly, a aussi servi beaucoup d’étrangers. “Mais ce sont des visages que l’on ne revoit pas. Les gens achètent ce dont ils ont besoin puis poursuivent leur route”, précise-t-elle.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2015/08/16/les-touristes-boudent-la-ville

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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