Ce qu’il s’est passé du 18 au 24 octobre 1975

Ce qu'il s'est passé du 18 au 24 octobre 1975Georges Sarraillon vint au monde rue Bonjour il y a soixante ans. A l’âge de 20 ans, avec son regretté ami Georges Mondon, il fut à l’origine de la naissance de la « Lyre romanaise et péageoise » qui bénéficia de l’appui des municipalités des deux rives de l’Isère. Nous étions en 1935 et, à l’intérieur de cette “Lyre”, on ne tarda pas à créer le groupe des “Enfants sans souci”, un groupe théâtral. La guerre mit fin à ces beaux projets mais il aurait fallu mal connaître les Sarraillon, Servonnet et Vannière pour penser que tout espoir était irrémédiablement perdu. Un jour, un conseiller municipal péageois aujourd’hui décédé, M. Arbaud, retrouva la très vieille bannière de la “Harpe”, une société qui avait existé à Bourg-de-Péage au XIXè siècle. Georges Sarraillon et son épouse, Emilienne, s’attachèrent à redonner vie à cette société et, d’années en années, l’on put voir ce sympathique couple se donnant tout entier à la réussite de revues comme “La revue du Midi” et “Une promenade en Provence”. Aujourd’hui, il n’est pas une soirée en faveur des anciens sans que Georges Sarraillon ne nous fasse profiter de sa belle et chaude voix.

Cours Bonnevaux, l’un des plus vieux hôtels romanais qui avait pour nom “Hôtel de la Confiance” s’appelle désormais “L’Apollo”. En effet, M. et Mme Pailherey ont pris une retraite bien méritée et leurs successeurs, M. et Mme Bernard Luyton, restent fidèles au sens du bon accueil et du savoir-faire culinaire.

Soixante années de vie conjugale, la présence de deux enfants, trois petits-enfants et trois arrière-petits-enfants, quelle charmante fête chez M. et Mme Albert Noyer, résidant au quartier de Charbesse ! Albert Noyer, 86 ans, et son épouse née Augustine Deroux, 76 ans, ne cachaient pas leur joie de participer à ce sympathique jubilé. Attaché à sa terre depuis un demi-siècle et gardant l’excellente mémoire de son mariage du 23 octobre 1915 à Saint-Hilaire-du-Rosier, Albert Noyer ne fait pas son âge, comme on dit, et l’on pourrait oser dire qu’il conserve la robustesse d’un chêne. Dans la grisaille d’un ciel d’automne, cette réunion familiale fut éclairée par les sourires des petits-enfants et la joie d’une belle famille de chez nous.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2015/10/18/la-lyre-et-la-harpe

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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