Par 27 décembre 2015 0 Commentaire Lire →

Ce qu’il s’est passé du 27 décembre 1975 au 2 janvier 1976

Ce qu'il s'est passé du 27 décembre 1975 au 2 janvier 1976C’est un bien désolant spectacle qu’a découvert Mlle Rostagnat, institutrice de l’école Jean Jaurès, en ce lendemain de Noël. Des salles de classe véritablement mises à sac ! Aucune classe n’a échappée aux vandales qui se sont acharnés sur le matériel et les fournitures scolaires qu’ils ont pu y trouver. Des pots de colle, de la peinture, de l’encre, des berlingots de Javel et une bouteille de mercurochrome ont été renversés sur les pupitres et le sol. Dans une classe, le sapin de Noël a été renversé et piétiné. Et que dire de ces excréments laissés dans le bureau de la directrice ?

L’année 1976, qui va s’ouvrir, verra la concrétisation d’au moins deux projets importants à Romans : la construction d’un nouveau commissariat de police dans le quartier en pleine transformation de la Pavigne et la mise en service d’un très beau gymnase qui viendra compléter l’équipement du C.E.S. de la Monnaie. Ce nouveau gymnase dont la construction est déjà très avancée sera vraisemblablement opérationnel dès la rentrée de 1976. Quant à la construction du commissariat de police, près de l’hôtel des impôts, elle devrait démarrer dans les prochains jours. Entièrement financé par la collectivité locale qui a obtenu un prêt de la Caisse des dépôts et consignations, il sera loué au Ministère de l’intérieur. Lorsque le commissariat déménagera, la ville sera en mesure d’agrandir la bibliothèque dont le fonctionnement souffre de l’étroitesse des locaux.

Les vœux aux romanais et aux péageois sont essentiellement tournés vers le chômage, fléau de cette année 1975. Henri Durand, maire de Bourg-de-Péage, déclare que “ceux qui choisirent, vers 1850, une devise pour la cité péageoise surent parfaitement définir les aspirations des hommes de leur époque et de leurs descendants : Pax Labor. Paix et travail, deux mots qui sont toujours d’une brûlante actualité.” Et en l’absence de Pierre Didier, maire de Romans, actuellement dans un établissement de convalescence, Georges Fillioud appuie le propos : “Que cesse le chômage ! Ce sont les premiers vœux qui viennent naturellement à l’esprit en ces temps difficiles.”

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2015/12/27/pas-de-treve-pour-les-vandales

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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