Par 6 décembre 2015 0 Commentaire Lire →

Ce qu’il s’est passé du 6 au 12 décembre 1975

Ce qu'il s'est passé du 6 au 12 décembre 1975Un groupe de jeunes gens s’est introduit dans la tour Jacquemart et a déployé une banderole au sommet du beffroi. Dans le même temps, d’autres jeunes gens ont distribué, un peu partout en ville, un tract expliquant les raisons de cette spectaculaire action. Les occupants appartiennent à un comité de soutien à Jean-Claude Barbanson, jeune insoumis depuis octobre 1974, et entendent exiger sa mise en liberté. De nombreux curieux se sont agglutinés près de la tour dont la porte d’entrée a été verrouillée de l’intérieur. Peu après midi, Marcel Lambert, adjoint aux sports, s’est adressé en ces termes aux manifestants : “Le maire-adjoint vous demande d’évacuer les lieux”. Après s’être concertés un court instant, les occupants ont refusé. En début d’après-midi, la police et les pompiers ont réussi à ouvrir la porte de la tour et à déloger les manifestants.

Lors d’une réunion de travail présidée par Claude Payre, maire-adjoint, et Marie-Josèphe Bossan, conservatrice, les prochains travaux à exécuter au musée de Romans furent définis. C’est ainsi que la tranche dévolue à l’année 1976 devrait permettre la réalisation d’un escalier de secours, l’aménagement de l’ancien parloir en salle d’accueil, la construction de sanitaires et l’agrandissement des salles réservées à la Résistance et à la Déportation.

Sous la menace d’un revolver, un homme de 25 ans environ, portant des lunettes et les cheveux en brosse, s’est fait remettre le contenu de la caisse et du coffre d’un bureau de Crédit Agricole, avenue Thiers (aujourd’hui, avenue Jean Moulin), soit environ 20 000 francs. Il était un peu plus de 18 heures, ce mercredi, quand le gangster a fait irruption, visiblement nerveux. Son coup fait, il s’est éloigné en courant et s’est perdu dans la foule assez dense à cette heure de sortie des usines. La façon d’agir de ce malfaiteur et son signalement donnent à penser aux enquêteurs qu’il pourrait s’agir de l’auteur du hold-up commis il y a quinze jours dans la Caisse d’Épargne de Bourg-de-Péage. Le point intrigant de cette affaire, c’est que le voleur n’a pas pris la peine de dissimuler son visage.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2015/12/06/la-tour-jacquemart-occupee

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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