Ce qu’il s’est passé du 9 au 15 juillet 1977

La journée du 14 juillet commença, à 10 heures, par le traditionnel passage en revue du matériel des dévoués soldats du feu par le maire et le conseil municipal. Cette revue avait quitté le cadre habituel de la place Jules Nadi pour l’esplanade plus vaste de la place Jean Jaurès. Les sapeurs-pompiers firent une démonstration de projection d’eau sur une distance pouvant aller jusqu’à cinquante mètres Puis, le déploiement de la grande échelle sur une hauteur de trente mètres démontra qu’elle pouvait atteindre des personnes en danger à toutes les hauteurs des immeubles romanais.

On se retrouva ensuite au monument des États généraux pour un hommage à la République et à nos lointains ancêtres de 1789. Georges Fillioud, maire de Romans, déclara : “Le suffrage universel ayant fait son choix, c’est une municipalité d’union de la gauche, au nom de laquelle je parle, qui vous invite à célébrer le 14 juillet.” Et il termina en exprimant le voeu que “le 14 juillet 1978 soit celui où le peuple célébrera l’arrivée de la gauche aux responsabilités nationales.”

La petite histoire retiendra, de ce 14 juillet 1977, ce vent de nouveauté qui fit tirer le traditionnel feu d’artifice non plus des rives de l’Isère mais du stade des Méannes. Dans un stade Guillermoz plus que comble, les heureux spectateurs qui avaient pu trouver un coin de tribune pour s’asseoir et ceux qui piétinaient en bordure de pelouse, se hissant parfois sur la pointe des pieds pour mieux découvrir fontaines et cascades lumineuses, s’exclamaient comme un seul homme devant le spectacle de chaque pièce. Le feu d’artifice avait déplacé beaucoup de monde. A peine les dernières fusées se furent-elles éteintes que la foule tentait, tant bien que mal, de sortir du stade. Ce fut ensuite un immense embouteillage comme rarement on en connut de mémoire de Romanais : voitures bloquées, pare-choc contre pare-choc, tentant de quitter les abords du stade où déjà, les premiers lampions du bal s’allumaient.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2017/07/09/un-feu-d-artifice-memorable

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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