Il y a 40 ans : Ce qu’il s’est passé du 12 au 18 juillet 1975

Il y a 40 ans : Ce qu'il s'est passé du 12 au 18 juillet 1975Les romanais ont le sens de l’équivoque. Alors que le maire ne manque jamais de servir à nos visiteurs son refrain sur les traditions révolutionnaires de Romans, chaque année, en prologue à la célébration de la prise de la Bastille, c’est une reine que s’offrent les romanais. Et cette année, nous avons même eu droit à deux reines élues le plus démocratiquement possible entre toutes les jeunes filles de nos deux villes et dont la position sociale et les charges de famille font qu’elles sont méritantes. Dans les jardins du musée, sous une voûte étoilée qui composait un diadème de circonstance à des majestés rougissantes de timidité, deux reines et une demoiselle d’honneur, trois minois intimidés, étaient présentés aux spectateurs. C’est ainsi que nous découvrîmes Marie-Josée Couvat du Terrail et Florence Doucet, deux charmantes reines habitant toutes deux le quartier de la Monnaie, orphelines de père et s’occupant avec beaucoup de dévouement de leur famille. Sans oublier leur demoiselle d’honneur, Mlle Vinay venue de Bourg-de-Péage. La soirée se termina par un spectacle de la troupe péageoise Musica qu’il n’est plus nécessaire de présenter.

C’est avec stupéfaction que les cheminots romanais ont appris le décès de leur collègue Charles Murat, chef de quai marchandises, qui venait d’être nommé depuis quelques mois. En effet, rien ne laissait prévoir une fin aussi rapide car s’il venait d’être opéré des yeux, il pensait reprendre son travail assez rapidement. C’est son fils, venu lui rendre visite dans la journée de samedi, qui devait découvrir son père sans vie, assis dans un fauteuil et tenant un journal de jeudi dans les mains. Etant seul, son épouse suivant un traitement, M. Murat, qui était âgé de 54 ans, était venu voir ses collègues au cours de la semaine. Très estimé de ses chefs et de ses camarades de travail, il demeurait à Peyrins et laisse le souvenir d’un homme serviable et consciencieux, et il possédait un amour du métier qui lui faisait honneur.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2015/07/12/deux-reines-pour-feter-le-14-juillet

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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