Par 16 novembre 2014 0 Commentaire Lire →

Il y a 40 ans : Ce qu’il s’est passé du 16 au 22 novembre 1974

Il y a 40 ans : Ce qu'il s'est passé du 16 au 22 novembre 1974Le vent violent qui souffle en rafales depuis plus de quarante huit heures a causé d’importants dégâts. On ne compte plus les cheminées abattues, les arbres cassés et les toitures emportées. Il est encore difficile de dresser une liste précise de ces dégâts cependant, nous pouvons noter une voiture écrasée par la chute d’une cheminée avenue Gambetta, le toit du vestiaire du stade de la Paillère soufflé comme un fétu de paille et plus inquiétant encore, la grande cheminée de la distillerie betteravière qui menace de tomber. Il est inutile d’insister sur le grand nombre d’antennes de télévision qui ont été arrachées ou cassées.

La journée de grève nationale du 19 novembre sur les conditions de garantie d’emploi et de pouvoir d’achat a été observée dans un grand nombre d’entreprises romanaises où l’on comptait entre 80 et 95% de grévistes. Peu après neuf heures, le Foyer du théâtre s’emplissait et de nombreuses personnes durent rester debout par manque de places assises. C’est un responsable C.G.T., M. Chapel, conducteur de chantier dans les lignes P.T.T. qui prit en premier la parole et fit l’historique du mouvement déclenché aux P.T.T. depuis le 23 octobre dernier. M. Bertholet parla ensuite au nom de la Fédération de l’Éducation nationale et critiqua le “chantage à la crise.” “Ce n’est pas une crise mondiale, dira-t-il en substance, les pays socialistes ne sont pas en crise, les travailleurs, eux, n’ont pas à faire les frais de la crise capitaliste.” A l’issue de la réunion, les participants se rendirent en défilé dans les rues de Romans. Ce sont les agents hospitaliers qui ouvraient la marche.

Une nouvelle recette voyageurs aux allures modernes et qui va transformer complètement l’aspect de la salle des pas perdus à été installée en gare de Romans. Pendant ce temps, le service électrique de la S.N.C.F. procédait à la mise en place d’une nouvelle horloge sur la façade de la gare. Les romanais ont pu aussi constater, dès la nuit tombée, les spectaculaires éclairages qui illuminent les divers bâtiments voyageurs.

Cet article de Romans Historique est paru dans le Dauphiné Libéré : www.ledauphine.com/drome/2014/11/16/les-intemperies-frappent-la-ville

Publié dans: 20è siècle, Il y a 40 ans

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