Louis André Bon

Louis André BonLouis André Bon, né à Romans-sur-Isère le 25 octobre 1758, mort à Saint-Jean-d’Acre le 19 mai 1799, général français pendant la Révolution. Meurt des suites de ses blessures à Saint-Jean-d’Acre, pendant la Campagne d’Egypte.

Il s’enrôla fort jeune dans le régiment Royal-Infanterie, et fit une partie de la guerre d’Amérique. Commandant d’un bataillon de volontaires nationaux en 1792, il alla rejoindre Dugommier sur les frontières d’Espagne, fut bientôt chef de brigade, donna des preuves d’un grand courage au siège de Bellegarde et y fut nommé général de brigade.

Il était en Italie à tous les combats où commandèrent Bonaparte et Augereau. Il est blessé en entraînant ses hommes sur le pont d’Arcole. Après la paix de Campo-Formio, il commanda la 8e division militaire (Marseille), y fit cesser les désordres causés par la réaction thermidorienne, et rendit les mêmes services à Avignon.

Nommé général de division, il partit pour l’Egypte, se distingua devant Alexandrie ; détermina la prise du Caire par l’attaque d’un poste important et contribua au triomphe inespéré de Mont-Thabor, en tournant l’ennemi attaqué de front par Kléber. Il se distingua également à la prise d’El-Arich, enleva Gaza, força Jaffa et il périt devant les murs de Saint-Jean-d’Acre. Il se trouvait, le 10 mai 1799, à la tête de ses grenadiers, au pied de la brèche, dans le dernier assaut livré au corps de la place, lorsqu’il reçut une blessure mortelle qui l’enleva à sa division.

Quatorze ans après, l’Empereur, visitant l’école militaire de Saint-Germain, demanda le nom de l’un des élèves qu’il passait en revue : c’était le fils du général Bon. — “Où est votre mère, dit Napoléon. — A Paris, à un quatrième étage, où elle meurt de faim.”

Ce long et involontaire oubli fut réparé à l’instant même ; la veuve du général illustre reçut une dotation, et le fils fut créé baron de l’Empire avec une autre dotation.

Louis André Bon fait partie des 558 officiers à avoir leurs noms gravés sous l’Arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

Publié dans: 18è siècle, Personnalités

1 Comment on "Louis André Bon"

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  1. Thierry CAUCHOIS dit :

    Bonjour,
    Je recherche des informations sur mon AR AR grand-père, le Capitaine Jean François Emmanuel Liberté BON (1793 – 1886), neveu du Général BON.
    Avec la même ascendance que son oncle Général, le Capitaine Emmanuel BON est né à Romans au sein de la famille BON installée à Romans depuis 1443 ; sa mère, née à Romans est Anne Angélique PELIN (1763 -1825, fille d’un boulanger de Romans) ; il s’engage à 15 ans dans la Grande Armée, est blessé à Wagram, puis à la Moskowa, promu officier par l’Empereur à Smolensk, prisonnier 2 ans en Russie après la Bérézina, campagne d’Espagne en 1823, Chevalier de la Légion d’Honneur en 1836, puis en retraite en 1841.
    Le Capitaine Emmanuel BON a épousé Anne Marie Césarine OLLIER (Romans 1817 – Romans 1858), fille du tanneur de Romans Jean François OLLIER (né en 1788 à Saint Donat) ; 2 enfants Isidore né à Paris en 1845 et Blanche née à Romans en 1851 ; après 1873, il habite Dampierre sur Salon chez sa fille mariée à Henri CHOPARD, notaire.
    Son dossier individuel d’officier étant lacunaire pour la période postérieure à 1830, je cherche des informations sur la période 1830 / 1886.
    Cordialement.

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