Par 26 décembre 2006 1 Commentaire Lire →

Octave Albert Sallé, Mort pour la France le 9 octobre 1918

Octave Albert Sallé, Mort pour la France le 9 octobre 1918Sallé, Octave Albert

Octave Albert Sallé est né le 6 avril 1889 à Vézaponin, Aisne, au domicile de ses parents, de Paul Hilaire Sallé, âgé de 25 ans, domestique de ferme, et de Marie Adolphine Miel, âgée de 21 ans, domiciliés à Vézaponin, Aisne.

Il était célibataire. Il exerçait la profession de cultivateur.

Il avait le grade de 2è canonnier servant au 11è Régiment d’Artillerie à Pied, classe 1909, n° de matricule 809218 au Corps et 397 au recrutement de Soissons, Aisne.

Il est mort le 9 octobre 1918, à 3 heures du matin, à l’hospice de Romans, Drôme, des suites de maladie contractée en service (broncho-pneumonie).

Le décès a été inscrit sur les registres de décès de Romans, Drôme : acte de décès 1918/417 du 9 octobre 1918.

Il a été inhumé à Romans, Drôme (dernier lieu d’inhumation connu).

Il n’est inscrit sur aucun monument commémoratif de Romans, Drôme.

Note : Certaines villes citées dans cette page ont pu changer de nom depuis la fin de la Première Guerre Mondiale (par exemple, “Romans, Drôme” est devenu “Romans-sur-Isère, Drôme”). Tous les changements de noms sont référencés sur la page Liste des villes dont le nom a changé depuis la fin de la Première Guerre Mondiale.

Sources : Archives municipales de Romans-sur-Isère : 4 H 4, Militaires décédés, 1914-1918 ; 4 H 6, Morts pour la France : avis de décès, 1914-1924 ; 4 H 7, Militaires français prisonniers de guerre, 1915-1918 ; 4 H 8, Prisonniers de guerre, 1914-1920 ; 4 H 11, Citations, 1915-1919 ; 4 H 11, Croix de Guerre, 1916 ; 4 H 11, Mort pour la France ; courriers, 1915-1924 ; 4 H 11, Mort pour la France : listes, 1915-1924 ; 4 H 11, Plaque Commémorative, 1916 ; 1 M 10, Monument aux morts, liste des victimes, 1919-1934 ; 2 M 9, Militaires Morts pour la France enterrés au cimetière : correspondance, liste, 1925-1938 ; 2 M 9, Carré et sépultures militaires : plans, correspondance, 1911-1934 ; 2 M 9, Contrôle des Morts pour la France, 1925-1939 ; 5 N 1, Souvenir Français : liste, 1920 ; Mairie de Romans-sur-Isère : Etat civil, registres des décès, 1914-1921 ; Cimetière de Romans-sur-Isère : Registre des inhumations, 1906-1938 ; Registre des inhumations et exhumations, 1910-1944 ; Plaque commémorative de l’Hôtel de Ville de Romans-sur-Isère ; Carré Militaire au cimetière municipal de Romans-sur-Isère ; Ministère de la Défense, SGA Mémoire des Hommes : Fiches Morts pour la France, 1914-1918 ; Sépultures de Guerre, 1914-1918 ; Journal L’Illustration, Tableau d’Honneur des Morts pour la France, 1914-1918 ; Base Léonore des Archives nationales (dossiers nominatifs des personnes nommées ou promues dans l’Ordre de la Légion d’honneur) ; Archives nationales d’Outre-Mer ; Archives départementales de l’Aisne.

1 Comment on "Octave Albert Sallé, Mort pour la France le 9 octobre 1918"

Rétrolien | RSS Feed

  1. DANIEL VASSEUR dit :

    Bonjour,
    Petit-neveu d’Octave Albert Sallé, je suis en mesure de vous apporter les précisions suivantes :

    Gustave Louis Nestor SALLÉ a perdu son petit frère Octave Albert SALLÉ le 9 octobre 1918.
    Celui-ci est mort avant la fin de la guerre, dans un hôpital militaire de Romans, de la grippe espagnole.
    Gustave cherchait des réponses quant à la mort de son frère et souhaitait connaître le lieu où il avait été enterré afin de faire rapatrier son corps dans l’Aisne.
    Le corps d’Albert a été rapatrié par l’armée dans un wagon à bestiaux.
    Octave Albert SALLÉ est mort à 28 ans et repose au cimetière de Vézaponin. Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de cette commune.

    Dans une lettre d’Emile Marchand,(camarade de chambrée d’Octave Albert Sallé), adressée à Gustave Louis Nestor Sallé, il apportait le témoignage suivant :
    “”Longeville, le 2 novembre 1918.

    Monsieur Sallé Gustave,

    Je réponds à votre lettre datée du 20 octobre. Vous m’excuserez de ne pas vous avoir répondu plus tôt, parce-que je voulais avoir plus de détails sur la mort de votre frère.
    Quand j’ai reçu votre lettre j’étais, encore beaucoup malade, je ne pouvais pas avoir tous les renseignements que je voulais.
    Enfin j’ai parvenu tout de même à aller au cimetière militaire pour aller voir sa tombe, mais comme il n’y avait encore pas de croix ni de nom, je n’ai pas pu préciser l’endroit au juste où il était enterré.
    Je pourrais vous dire que sa tombe est dans le cimetière militaire de Romans à côté de celui des civils.

    Je vous dirais aussi que mon cher camarade Albert Sallé nous étions presque comme deux frères sur tout le peu de temps que nous avons passé ensemble à l’hôpital, comme nous avions la même maladie. Grippe et congestion pulmonaire.

    Au début de notre maladie, nous causions toute la journée ensemble, à parler d’affaires et d’autres, que des choses pour nous distraire.
    Mais arrivé au 3 octobre, mon pauvre Albert a eu le délire, et à partir de ce jour, je ne pouvais avoir que 2 ou 3 conversations par jour avec lui. Le restant de la journée, il causait avec vous, Blanchard, votre père et son Lieutenant qu’il croyait voir à côté de lui à chaque instant.
    Cela me causait beaucoup de peine de voir mon camarade si malade.
    Quand je voyais qu’il revenait à la raison, j’allais près de lui lui demander comment la santé allait.

    Alors le pauvre Albert il s’est vu partir.
    Il me répondait toujours “tu sais s’il m’arrive quelque chose, tu prendra mon porte-monnaie et tu en fera l’envoi toi-même à mes parents.” Je lui ai répondu qu’il en fasse de même pour moi, cela était bien convenu entre nous.

    Le 8 octobre vers 9h du soir, l’infirmier vient m’apporter une assiette de bouillon et en même temps il regarde Albert.
    Il me dit “ton copain est bien malade en ce moment, il faudra que je le surveille de près. Pour l’instant si dans 5 minutes il ne bouge plus, tu me préviendra.”
    À peine que les 5 minutes étaient terminées, il vient chercher mon assiette et le regarde encore une deuxième fois et vient vers moi en m’annonçant la triste nouvelle, que cela m’a fait beaucoup de peine, je vous prie de croire, autant qu’à vous.
    J’ai bien veillé au devoir que je devais faire, tout ce que nous avions convenu ensemble. Mais à ce moment, les infirmiers n’ont pas voulu laisser approcher n’importe qui que ce soit près de lui. Sans cela le serment que nous avions fait ensemble aurait été exécuté.

    Voilà les dernières paroles que je lui ai entendu prononcées, c’était Blanchard, Gustave, Papa, venez donc prendre un verre de cidre, nous allons boire un bon coup pour trinquer ensemble.

    Mon cher Sallé, voilà tout ce que je peux vous donner au sujet de la mort de notre cher regretté.

    Plus grand chose à vous dire pour le moment, que je suis en ce moment assez bien rétabli pour l’instant.
    J’ai eu en récompense 30 jours de convalescence qui finit le 29 novembre.

    Je termine ma lettre en vous serrant bien cordialement la main.

    Un camarade bien sincère,

    Émile Marchand.

    Si par hasard vous trouvez que j’oublie quelque chose, faites le moi savoir le plus tôt possible. Je serai toujours à vos ordres.”
    ————————————————————————-
    Cordialement.
    Daniel Vasseur

Publier un commentaire