Par 11 novembre 2018 0 Commentaire Lire →

Auguste Baux, héros de la Grande Guerre

Chaque guerre a livré son lot de héros et avec sa volonté de s’engager, ses évasions et ses victoires en combat aérien, Auguste Baux en fait partie.

Auguste Nicolas Baux est né le 9 juillet 1892 à Bourg-de-Péage, de Louis Charles Baux, instituteur, et Louise Madeleine Romanet, institutrice. Ils étaient domiciliés place de l’Église à Bourg-de-Péage puis 5 avenue Victor Hugo à Romans.

Élève du Collège de Romans, il témoigne très tôt sa passion pour le sport et joua dans l’équipe première de l’Union Sportive Romanaise et Péageoise jusqu’à ce qu’une blessure l’oblige à s’éloigner des terrains de rugby.

En 1911, il entre aux Ponts et Chaussées mais sa vocation l’appelait vers l’aviation et c’est auprès de Roland Garros qu’il se renseigne pour y entrer.

Au début de la Première Guerre mondiale, il s’engage au 75ème Régiment d’Infanterie basé à la caserne Bon de Romans, à l’emplacement actuel de Marques Avenue.

Fait prisonnier au début de la campagne, il essaie de s’évader mais il est repris et mis au cachot. Le 5 juillet 1914, il s’évade à nouveau, parvient à gagner la Suisse et se fait admettre dans l’aviation dont il suit les cours à l’école de pilotage Caudron du Crotoy.

Le 28 février 1917, il obtient son brevet de pilote et passe à l’école de perfectionnement d’Avord. Puis, il est affecté à la célèbre Escadrille des Cigognes, sous le commandement de l’as des as René Fonck.

Il y fait preuve d’un courage admirable et court mille dangers jusqu’au 17 juillet 1918. Ce jour-là, dans le secteur de Jonquery (Marne), il disparaît au combat aérien. Son cadavre est retrouvé, sans pièce d’identité, sous les débris d’un appareil S.2683 SPAD Hispano-Suiza.

Il est d’abord inhumé dans le cimetière militaire de La Neuville-aux-Larris (Marne) puis, le 27 avril 1922, dans le cimetière militaire du prieuré de Binson à Châtillon-sur-Marne. C’est son dernier lieu d’inhumation connu.

Crédité du titre d’As de l’aviation avec ses cinq victoires homologuées, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre avec 4 palmes, il a reçu plusieurs citations pour ses faits de guerre : “Brave soldat. Ayant été fait prisonnier, a fait preuve d’endurance et de patriotisme en préparant et en exécutant son évasion et en particulier, en circulant pendant dix jours sur le territoire ennemi.”, “Après avoir fait preuve, dans des circonstances difficiles, d’un courage, d’une énergie et d’une endurance au-dessus de tout éloge, est passé dans l’aviation, où il s’est affirmé comme un pilote de premier ordre, faisant l’admiration de ses camarades par sa bravoure, son entrain et son mépris du danger. A abattu récemment son deuxième avion ennemi. Trois citations.”, “Grand pilote de chasse. Combattant admirable. Tué le 17 juillet 1918 en combat aérien.”

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de l’Hôtel de Ville de Romans, sur la plaque commémorative du lycée Triboulet de Romans, sur la plaque commémorative des As de Guerre du musée de l’Air et de l’Espace du Bourget et sur le monument commémoratif du lycée Ampère de Lyon.

L’Info en +

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, une aviation à usage militaire se développe peu à peu et rapidement, les aviateurs fascinent. La presse se fascine pour ces nouveaux héros. Le statut d’As de l’aviation est créé pour les pilotes ayant obtenu au moins cinq victoires homologuées, c’est-à-dire confirmées par deux autres observateurs que le pilote et à la condition que l’avion abattu tombe dans les lignes alliées. Le processus d’homologation était différent selon les pays et en France, il était le plus strict de tous. Pendant la Première Guerre mondiale, l’aviation française a compté 182 as dont 37 sont morts au combat, comme Auguste Baux. Les noms des trois plus grands as français résonnent encore dans la mémoire collective avec René Fonck, 75 victoires et 52 non homologuées, Georges Guynemer, 53 victoires et 35 non homologuées, et Charles Nungesser, 43 victoires et 11 non homologuées.

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