Le Dauphiné Libéré, 21 mai 2013 : “Couvent des Capucins : des vestiges redécouverts”

Le Dauphiné Libéré, 21 mai 2013 : "Couvent des Capucins : des vestiges redécouverts"Le Dauphiné Libéré, 21 mai 2013

Grâce aux recherches de l’historien Jean-Yves Baxter

Couvent des Capucins : des vestiges redécouverts

Oubliés depuis longtemps mais miraculeusement et consciencieusement préservés par le propriétaire des lieux, des vestiges du couvent des Capucins ont été redécouverts par l’historien romanais Jean-Yves Baxter, et s’offrent à nouveau à notre vue.

“C’est particulièrement émouvant car l’état de conservation de ces quelques vestiges est remarquable” remarque l’historien, qui assure que “contrairement au puits du couvent des Ursulines redécouvert il y a quelques semaines, celui des Capucins a étonnamment supporté l’épreuve des siècles.”

Deux fresques murales, parfaitement conservées bien qu’ayant été malheureusement martelées à la Révolution “évoquent également l’existence d’une salle de soins” estime Jean-Yves Baxter.

Ces fresques représentant un vase avec des plantes médicinales et une inscription latine trop abîmée pour pouvoir la lire entièrement (“… tan-quam … medicamenta …”) semblent attester de l’existence d’une salle de soins.

Mais ce n’est pas tout, à l’arrière du bâtiment, une pierre gravée dans le rempart est toujours visible. Cette dernière porte l’inscription : “Cette place jadis citadelle fut donnée par messieurs de la ville de Romans sous le bon plaisir et autorité du roi aux Pères Capucins qui y plantèrent la croix le jour de Toussaint 1609 à la louange de Dieu soit.”

La construction de l’édifice a débuté en 1610

Les Capucins sont un ordre mendiant de la famille des Franciscains, dont le nom vient du capuchon (cappuccio) avec lequel ils se couvraient la tête.

En 1610, la première pierre de l’église du couvent de Capucins est ainsi posée sur le coteau de Chapelier (aujourd’hui “clos des Capucins”), à l’emplacement de la citadelle qu’on venait de démolir, et l’édifice est consacré le 19 août 1617 par Jean de La Croix, évêque de Grenoble.

Les bâtiments se composaient d’un corps de logis faisant face à l’Isère, d’une église spacieuse placée au nord, près de l’entrée, et d’une aile centrale se dirigeant vers l’ouest. Au commencement de la Révolution, les Capucins de Romans étaient au nombre de dix : six prêtres, un clerc et trois frères lais.

Plus heureux que les autres communautés de la ville, ils obtinrent un répit de près de deux années avant d’être définitivement dispersés. En 1794, on vendit la propriété en plusieurs lots. Un des acquéreurs fit démolir l’église et un autre abattre la belle allée de tilleuls.

Aujourd’hui, ce bâtiment est morcelé en plusieurs propriétés clôturées.

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