Exceptionnelle (re)découverte de vestiges du monastère de Sainte-Ursule !

Exceptionnelle (re)découverte de vestiges du monastère de Sainte-Ursule !D’aucuns pensaient que le monastère de Sainte-Ursule avait complètement disparu. Or, il n’en est rien.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il était tombé dans l’oubli depuis une quarantaine d’années (la plus récente mention que j’en ai trouvée date de 1973).

Et les habitants actuels des lieux étaient loin de s’imaginer qu’ils vivaient dans l’ancien monastère des Ursulines.

Pourtant, subsistent encore quelques vestiges exceptionnels tels un plafond voûté, des murs d’escalier, une colonne et, pièce maîtresse, le puits des Ursulines !

(Voir les photographies ci-dessous)

Petit retour sur l’histoire de ce monastère :

Deux soeurs pieuses, Jeanne et Angèle Michel, filles d’un marchand de Romans, après s’être formées à l’école des Ursulines de Valence, commencèrent dès l’année 1608 à jeter les fondements de leur communauté.

Le monastère de Sainte Ursule fut établi au nord da la ville, entre le rempart, les anciens fossés, la vigne des Cordeliers et la rue Saint-Vallier.

Cet établissement était composé de deux principaux corps de bâtiments, séparés par une cour et un petit jardin qui servait de cimetière. Le bâtiment situé au nord est le plus ancien.

On admettait à l’essai, dès l’âge de 14 ans, les jeunes personnes qui se destinaient à la vie religieuse. Trois mois après, elles pouvaient demander d’être reçues à l’habit, qu’on leur donnait après avoir été interrogées et admises à la pluralité des voix. Deux ans après, elles faisaient solennellement profession religieuse entre les mains d’un prêtre délégué par l’archevêque de Vienne, en présence de toute la communauté, de l’aumomier et des personnes externes admises à la cérémonie.

Quoique vouées aux humbles et pénibles fonctions d’institutrices des filles pauvres, les Ursulines de Romans se recrutèrent dans les meilleures familles de la ville et des environs.

Le mur de clôture ayant été démoli par le peuple, le 3 octobre 1792, on put dès lors communiquer de la place Jacquemart à la Villeneuve, à travers la vigne des Cordeliers, convertie en promenade, et qui forma l’emplacement nommé place Sainte Ursule, aujourd’hui côte Sainte Ursule.

Mise à jour : Lire aussi “Le Dauphiné Libéré, 2 décembre 2013 : D’autres vestiges du monastère de Sainte-Ursule

Sources : Archives municipales de Romans-sur-Isère – Notices historiques sur l’abbaye de Saint-Just et sur le monastère de Sainte Ursule, Ulysse Chevalier, 1874.

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