Le Dauphiné Libéré, 30 juillet 2013 : “Percez les mystères du cimetière !”

Le Dauphiné Libéré, 30 juillet 2013 : "Percez les mystères du cimetière !"Le Dauphiné Libéré, 30 juillet 2013

Un autre regard sur les personnalités qui ont fait l’histoire de Romans

Percez les mystères du cimetière !

C’est à une drôle de visite guidée organisée par l’Office de Tourisme qu’a participé une dizaine de curieux, dimanche matin. Accompagnés de Jean-Yves Baxter, ces amoureux du territoire ont découvert avec cet historien, une autre facette du cimetière de Romans.

Celle liée aux sorts de ceux qui ont marqué de leur passage, la cité de Jacquemart. Logiquement donc, c’est devant le carré militaire que l’historien s’est attardé en premier lieu. L’occasion de rappeler que seuls trois soldats romanais Morts pour la France y étaient enterrés.

Avant 1812, date officielle de l’ouverture du cimetière, les morts reposaient au pied des églises Saint-Barnard, Saint-Nicolas, Saint-Romain et des couvents nombreux à Romans.

“La position géographique et le passage sur l’Isère expliquent l’attrait des couvents pour la commune”, précisait le guide.

Aujourd’hui, seul celui de Sainte-Claire subsiste. D’ailleurs, le tombeau réservé aux religieuses est des plus modestes comme ont pu le constater les visiteurs.

Place ensuite aux personnalités locales et grandes familles romanaises. Devant la tombe de Charles Jourdan, l’historien. est évidemment revenu sur le pionnier de la chaussure. Un péageois né en 1883 que rien ne prédestinait pourtant, à ce corps de métier. Ses parents étant cafetiers. Mais après son apprentissage dans l’usine Grenier boulevard de la Libération, le Tour de France des compagnons et plusieurs formations à Nantes, Dijon et Paris, Charles Jourdan tiendra son propre atelier. Un atelier qui ne cessait de s’agrandir. En 1922, il décidait alors de s’installer sur le boulevard Voltaire.

C’est à peu près à la même période que le docteur Marius Bonnet, dont la tombe se situe à quelques pas de celle des Jourdan, crée la “Goutte de lait”. “Grâce à ce dispensaire, il réussit à diviser par cinq le risque de mortalité infantile”, soulignait Jean-Yves Baxter.

Le guide poursuivait ses explications devant les stèles d’Ernest Gailly, de Mathieu de la Drôme ou encore d’Ulysse Chevalier. Des personnalités qui méritaient d’être connues et pas seulement comme les noms des rues de Romans.

Le saviez-vous ?

Saint-Cyr Nugues est romanais. Il est né en 1774 et mort en 1842. C’est lui qui a rédigé à la demande d’Adolphe Thiers, la première liste des noms des personnes illustres qui figurent sous l’Arc de Triomphe à Paris. “Les deux hommes ont tenu une correspondance dans laquelle on apprend quels sont les noms retenus”, précisait Jean-Yves Baxter. En outre, la famille Bon qui a dernièrement remis sa collection personnelle aux archives municipales et apparentée à Saint-Cyr Nugues, aurait également trace de ces échanges historiques.

Carole Raynaud

A lire aussi sur le site du Dauphiné Libéré : http://www.ledauphine.fr/drome/2013/07/30/percez-les-mysteres-du-cimetiere

Publié dans: Revue de presse

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