Le Dauphiné Libéré, 2 février 2013 : “Le petit pavillon de la Presle était une chambre mortuaire !”

Le Dauphiné Libéré, 2 février 2013 : "Le petit pavillon de la Presle était une chambre mortuaire !"Le Dauphiné Libéré, 2 février 2013

Grâce à de récentes recherches, la vérité historique est rétablie

Le petit pavillon de la Presle était une chambre mortuaire !

Il arrive parfois que les légendes urbaines et le temps qui passe viennent modifier l’histoire. C’est justement le cas d’un petit pavillon situé au quartier de la Presle, que certains historiens locaux ont un temps considéré comme un édifice bâti au XVIIe siècle, alors qu’il a été construit au XIXe.

Ce bâtiment aura même été, il y a deux ans, un point de discorde entraînant une bataille judiciaire entre l’association “Patrimoine et environnement” et la communauté d’agglomération du pays de Romans.

Mais grâce au fruit des recherches effectuées par Jean-Yves Baxter, historien et généalogiste romanais, la véritable origine de ce pavillon a été à été révélée au grand jour cette semainè.

Construit lors de la réunion des hôpitaux romanais

Selon une délibération prise en 1789, un projet prévoyait la réunion de l’hôpital de la Foy (aujourd’hui l’école Notre-Dame-des-Champs) et de celui de la Charité en un seul lieu, à savoir le quartier de la Presle. Des bâtiments déjà existants sont alors rénovés, et d’autres sont construits. C’est justement le cas de ce petit pavillon, devant servir de salle mortuaire et comportant également des cabines de sûreté pour les aliénés. A force de persévérance, Jean-Yves Baxter est parvenu à retrouver dans le “registre des recettes et dépenses” de l’hôpital datant de 1811, les preuves écrites de la datation de l’édifice.

L’on y apprend par exemple que le pavillon a été dessiné par l’architecte valentinois nommé Colombier. La taille des pierres (issues des carrières de Rochebrune) et la construction ont quant à elles, été demandées à l’Italien Clément Piodi, résidant à Saint-Nazaire-en-Royans.

Le registre de l’hôpital fait également état du versement d’un acompte pour la construction du portail, des vitres et des serrures, ainsi que du paiement du carreleur nommé Guérimand pour 38 dalles vouées à être posées dans la “salle des morts”.

L’ouvrage énumère donc les différents ouvriers et artisans ayant travaillé a la réalisation du pavillon, dans l’année 1812, et qui servira à l’avenir de local technique à la cité de la musique.

Charles Guiraud

A lire aussi sur le site du Dauphiné Libéré : http://www.ledauphine.com/drome/2013/02/02/le-petit-pavillon-de-la-presle-etait-une-chambre-mortuaire

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